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Rennes (35). 18 allée Coysevox

Résumé

Les aménagements les plus anciens sont quelques structures fossoyées et trous de poteaux qui témoignent de l’existence d’une occupation située aux environs du début de notre ère. Celle-ci semble être de peu antérieure à la mise en place de la trame urbaine. Les premières constructions apparaissent au cours de la 1ère moitié du Ier s. Il s’agit de bâtiments à fondations sur poutres sablières semi enterrées ou posées et à sols de terre battue. Deux petits fours circulaires accolés situés dans la partie centrale de l’îlot sont les seules traces d’un atelier de verrier légèrement postérieur. Parallèlement des activités artisanales se développent le long de la rue. Elles sont caractérisées par la présence de locaux à ossature de bois équipés de cuves enterrées. Ces installations ainsi que des indices provenant de puits voisins permettent de supposer la présence de teinturiers. L’apparition du bâti en dur a sans doute lieu au début du IIème s. Toute la zone nord de l’emprise fouillée correspond alorss à l’arrière de grandes propriétés. A l’arrière de celles-ci, une vaste construction quadrangulaire est présente. Cette dernière, bordée au sud par une ruelle, pourrait correspondre à un bâtiment à vocation technique ou de stockage. Malheureusement l’absence de sol et d’indices ne permet pas d’être plus précis. Cette configuration perdure jusque vers la seconde moitié du IIIe siècle. A la fin de l’antiquité l’espace public que constitue le cardo, ainsi que ses abords, sont barrés par une large tranchée de fondation liée à un projet de construction monumentale. Celle-ci semble juste avoir été ébauchée car ses fondations maçonnées sont restées inachevées. Leur largeur importante évoque une possible fortification. Son implantation s’accompagne d’un nivellement important du terrain qui suggère l’établissement d’un glacis défensif. Seul le cardo, qui demeure en relief par rapport au reste du terrain est épargné par ces terrassements. L’emplacement de cet ouvrage inachevé est ensuite remblayé par une multitude d’ossements animaux correspondant au dépotoir d’une boucherie, ce qui entérine l’abandon du quartier au IVe s. Les lieux semblent ensuite totalement désertés, avant d’appartenir par la suite au Couvent des Jacobins, puis d’être lotis à partir de la fin de l’époque moderne.

Titre

Rennes (35). 18 allée Coysevox

Auteur (Viaf)

n° du rapport

RAP04033

Date du rapport

2021

Éditeur - opérateur

INRAP

Responsable de l'opération

Type de l'opération

fouille préventive

Dates de l'opération

04/04/2016 au 10/07/2016

Code national de l'opération

055946

Localisation (GeoNames)

Statut du document

Disponible

Importance matérielle

3 vol. (253-503-175 p.) : ill.; 30 cm.
88 Mo

Langue

french